Horlogerie comtoise

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dimanche 7 mars 2010

Horloges comtoises en Espagne

Frederico Garrigues en Granada Au 19ème siècle l’Espagne importe de nombreuses horloges comtoises. Aujourd’hui encore il n’est pas rare de trouver ces mécanismes fabriqués dans le Haut Jura dans les édifices publics, religieux ou chez les antiquaires.

L’exemple le plus frappant se trouve dans la chapelle royale des Rois Catholiques à Grenade. Ce lieu est particulièrement symbolique car il abrite le mausolée d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d’Aragon, qui sont les "Rois Catholiques", ainsi que le mausolée de Jeanne la Folle et de son époux Philippe le Beau, qui sont les propres parents de Charles Quint. Une comtoise se trouve à quelques pas des mausolées en marbre. Elle fonctionne encore aujourd’hui, elle sonne chaque heure et marque les quarts d’heure. Sur son cadran en émail on peut lire l’inscription « Frederico Garrigues en Granada », sans doute le nom du commerçant qui distribuait ces horloges dans la ville andalouse.

Chapelle royale - Grenade

Une comtoise est également visible dans le musée de Casa de los Tiros à Grenade. Elle comporte sur son cadran l’inscription « Abele Ippolit – Lorca ». Lorca est une ville située en Murcie, à 200 Km de Grenade.

Une autre comtoise est visible à l’entrée du cloître du monastère de San Jerónimo de Grenade. Elle ne comporte pas d’inscription sur son cadran.

samedi 13 février 2010

Germain Paget, peintre et horloger

Exposition temporaire organisée par le musée de la lunette de Morez en partenariat avec l’association « Horlogerie comtoise ».
Du 15 mai 2010 au 17 janvier 2011, entrée gratuite.

Germain Paget est né en 1817 à Morbier, au sein d’une famille d’horlogers. Après avoir suivi une première formation artistique à Dole, il intègre en 1841 l’école des Beaux-Arts de Paris et fait carrière dans la capitale. Vers 1860 il quitte Paris pour revenir à Morbier et prêter main forte à l’atelier familial, spécialisé dans l’estampage de balanciers et de frontons pour horloges comtoises. Il poursuit son oeuvre jusqu’à sa mort en 1884.

Cette exposition est l’occasion de découvrir certaines de ses plus belles peintures et de redécouvrir ces horloges comtoises richement décorées typiques de la fin du 19ème siècle.
L’exposition sera inaugurée à l’occasion de la Nuit des Musées, le 15 mai prochain.

dimanche 24 janvier 2010

La Maison des Horloges

Charroux en Bourbonnais est un village situé à 50 km au nord de Clermont Ferrand. Ce joli village a conservé ses ruelles médiévales ainsi que plusieurs monuments, dont la porte de l’horloge. C’est justement au pied de cette porte que Daniel Fonlupt collectionne depuis près de 40 ans les horloges à poids. Ce type d’horloges dont le mécanisme est entraîné par la seule force des poids regroupe notamment les horloges comtoises et les horloges d’édifices.

La collection d’horloges d’édifices visible sur les trois niveaux du musée est sans doute la plus riche de France. Une majorité des mécanismes présentés a été fabriquée dans le Haut-Jura, par les établissements Francis Paget, Bailly Comte ou Paul Odobey, par exemple. Le mécanisme le plus ancien, datant de la renaissance, est équipé d’un échappement à folio. Plusieurs dizaines d’horloges comtoises permettent de découvrir la diversité des décors utilisés pour le couronnement.

La visite de ce musée privé est gratuite, voir le site suivant :
http://horloges.charroux.com

Le coin du lecteur 2010

Rémi Mogenet, Victor Bérard. Héléniste et, face au « danger suisse », pourfendeur de la zone neutre de 1815 et de la zone franche de 1860 en Haute-Savoie, Samoëns, (Savoie), Éditions Le Tour, 2009
L'auteur, ancien professeur de lettres au lycée Victor-Bérard de Morez, présente la première biographie consacrée à ce grand savant helléniste et homme politique, né à Morez en 1864, sénateur du Jura de 1920 à sa mort survenue en 1931. La carrière de professeur de lettres et de spécialiste de la Grèce antique est retracée avec précision. La deuxième partie de l'ouvrage, tout aussi passionnante, développe les travaux sénatoriaux de Bérard relatifs aux relations (conflictuelles) franco-suisses, que le savant abordait depuis le Moyen Âge, études à redécouvrir certainement, pour mieux connaître, en particulier, les anciennes influences transfrontalières en matière d'horlogerie. On regrettera que Rémi Mogenet n'ait pas évoqué les travaux de Bérard en faveur de l'enseignement technique. Il fut en effet président de la commission sénatoriale de l'enseignement de 1921 à 1929 et donna son nom au lycée d'optique et d'horlogerie de Morez inauguré en 1933.

Patricia Guyard (sous la direction de), Le Cadastre dévoilé,deux siècles d'usage administratif et historique, Conseil général/Archives départementales du Jura, Lons-le-Saunier, 2009
Cet ouvrage abondamment illustré, retrace l'histoire et l'élaboration du cadastre dans le Jura. En étudiant dix monographies locales, les auteurs présentent les méthodes d'analyse qui donneront aux historiens des renseignements précieux sur l'histoire de leur commune. Nous avons retenu plus particulièrement, concernant le canton de Morez, « La vallée des Dappes. La fluctuation d'une frontière franco-suisse (1648-1874) » par Jean-Louis Vauchez, et « Le cadastre de Morez, témoin du développement d'une ville industrielle (XVIIIe – XIXe siècles) » par le même auteur.

Horlogerie ancienne, n°66, novembre 2009 BP 33 25012 Besançon
Nous avons apprécié : Les tribulations d'un horloger autodidacte, ou l'horloge planétaire et astronomique d'Emile-Jean Sénac, créée à Paris de 1937 à 1947, présentée au Palais de la Découverte en 1947, offerte au Cetehor de Besançon qui la relègue dans un placard ! enfin offerte en 1997 au musée du Temps à Besançon. Par Joëlle Mauerhan. Les autres articles de la revue sont consacrés à la montre. On a noté cependant une étude intéressant tous les horlogers : l'évolution de la technique de l'heure à distance et les horloges radio pilotées, par Marie-Christine de La Souchère. Bibliographie, revue de presse, rencontres. Merci à la revue qui signale la création de notre association.

mardi 15 décembre 2009

Agenda 2010

Crise de 1929 dans le canton de Morez - Marie-Paule Renaud le 23 janvier 2010 : cliquer ici pour le texte de la conférence

Histoire&Patrimoine.jpg

Musée du Temps - Besançon, 31 janvier 2010 de 15h : l'horloge comtoise - démonstration horlogère. Un horloger vous explique le fonctionnement d'une horloge comtoise en démontant le mouvement devant vous.

3e Rencontres de l'histoire locale - Histoire et Patrimoine, 6 mars 2010 de 14h à 17h espace Bavoux-Lançon, Saint-Claude. Plusieurs association présenterons leur travail, notre association présentera ses activités.

Affiche bourse horlogere

7e Bourse Horlogère, Mer (près de Blois). La 7éme bourse horlogère de Mer organisée par l’Association française des amateurs d’horlogerie ancienne (AFAHA) de Besançon se tiendra sous la halle aux grains de la ville, le 27 mars de 14h à 19h et le 28 de 10h à 17h. Le prix de l'entrée est de 3 euros (gratuit étudiants et - de 16ans). C'est la plus importante rencontre horlogère de France avec 70 exposants. L'association Horlogerie Comtoise sera présente sur le stand de l'AFAHA.

15e Vide-Grenier Horloger, Morbier 19 septembre 2010. Plus de cent exposants réunis chaque 3e dimanche de septembre par le Ski-Club de Morbier-Bellefontaine, dans le village qui a vu naître l’horloge comtoise. Prix du Cadran d’or à l’exposant le plus original et horloge comtoise pour la tombola. Stand de notre association à côté de la morbiflette (vous ne connaissez pas ? Venez voir).

Horlotroc, Les Fins (près Morteau), 7 novembre 2010. Le deuxième salon horloger organisé par le comité des fêtes s’est déroulé dimanche 8 novembre 2009 avec la participation de notre association sur le stand de l’Association française des amateurs d’horlogerie ancienne (AFAHA) de Besançon. Sympathique journée, bien organisée, rare occasion dans notre région d’aborder collectionneurs, artisans, éditeurs, meilleurs ouvriers de France.

vendredi 4 décembre 2009

Le coin des lecteurs 2009

La Société d’émulation du Jura publie régulièrement dans ses Travaux annuels des études sur l’histoire industrielle du Haut-Jura. Nous recommandons les articles suivants :

    Morez_LesRousses.bmp
  • Francis Péroz, « Une reconversion jurassienne réussie : l’entreprise Girod à Bellefontaine, de l’émaillerie familiale à la société internationale », Travaux 1998 Société d’émulation du Jura, Lons, 1999, p.197-212.
    De l’atelier d’émailleur d’Arsène Girod à Morez en 1920 à la société par actions Signaux Girod en 1998, l’auteur retrace l’aventure singulière d’un atelier spécialisé en peinture sur émail, technique qui avait été introduite à Morez et Morbier en 1775 pour l’horlogerie. Cette entreprise familiale, reconvertie en 1973 dans la fabrication de panneaux de signalisation routière et mobilier urbain, est devenue rapidement l’un des groupes les plus importants d’Europe dans sa spécialité.
  • Francis Péroz, « Une entreprise de lunetterie à La Mouille au XXe siècle », Travaux 2004 Société d’émulation du Jura, Lons, 2006, p.285-307.
    L’auteur retrace l’histoire de cette entreprise familiale fondée en 1920 par Ernest Girod, négociant et repreneur de  Prostboucle lunetterie. L’auteur décrit le développement de la clouterie à La Mouille, activité à l’origine de l’horlogerie et de la lunetterie dans le bassin de Morez. Il fait erreur en datant l’apparition de l’horlogerie au milieu du XVIIIe siècle, alors que celle-ci est attestée à Morbier, un siècle plus tôt, vers 1660. L’article de Francis Peroz s’accompagne de photographies de l’atelier, de l’outillage et de la description de la fabrication des montures.
  • Annie Gay, « À l’origine d’une dynastie, Claude-Étienne Jobez (1745-1830) », Travaux 2000 Société d’émulation du Jura, Lons, 2001 p.103-120.
    Ce maître de forges, créateur des célèbres forges de Syam, Baudin et Rochejean, est originaire d’une famille d’horlogers de Bellefontaine. Il fut maire de Morez de 1792 à 1800, puis conseillé général. Son fils, Emmanuel, fut maire de Morez en 1808 puis conseiller général et député.
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L’Association française des amateurs d’horlogerie ancienne réédite ses anciens numéros, en particulier le n°4 paru en 1978, dont la couverture est ornée d’une splendide Mayet. On retiendra plusieurs articles intéressant l’horlogerie comtoise :
M. J. Monneret, directeur de l’école nationale de Morez : « L’horlogerie dans la région de Morez »,
René Schoppig : « Une histoire de l’horlogerie à poids, du XVIIe siècle à nos jours »,
Jean-Marc Fabre, « Les échappements des horloges comtoises pendant la période de 1670 à 1750 »
A.F.A.H.A. – BP 33, 25012 Besançon cedex, 12 euros franco de port.

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Bernard Sénéca, Les Inventeurs du temps, trésors de la haute époque horlogère 1500-1700, Exposition, musée des Beaux-Arts d’Arras, 7 février – 27 avril 2009, Arras, éditions Degeorge, 2009.
L’auteur, horloger et collectionneur, aborde la période la plus intéressante de l’histoire horlogère, assez mal connue, qui a vu l’apparition des inventions les plus importantes : poids moteur, pendule, ressort spiral, régulateur. Il en retrace l’évolution à l’aide d’une très belle iconographie et consacre un chapitre à la vie de l’artisan horloger dans son échoppe, sujet souvent négligé. Bernard Sénéca consacre la seconde partie de ce bel ouvrage à la montre. On regrettera que les collections françaises aient été peu sollicitées au profit des allemandes, que l’origine de l’horloge de parquet soit très succinctement évoquée et l’horloge comtoise oubliée.

 

lundi 23 novembre 2009

Horloge Louis Delphin Odobey

Louis Delphin Odobey cadet est né à Foncine en 1827. En 1858, il établit à Morez une fabrique d’horloges d’édifices qui va équiper les clochers de nombreuses villes et de villages en France mais aussi en Belgique, en Suisse, en Espagne ou même en Amérique du Sud ou en Asie. Ces horloges sont de vraies merveilles mécaniques. 

 

 

Malheureusement la maison Odobey, située sur les bords de la Bienne en face de l’hôtel de ville de Morez, est détruite en 1989. Le mécanisme qui équipait le fronton triangulaire de cette maison a été acheté récemment et entièrement restauré par M. Oswald. Toutes les pièces d’origine ont été conservées. Les cloches sont datées de 1865, le mécanisme de 1874 et le cadran géant de 1876. La taille des aiguilles, des cloches et du mécanisme est imposante.

Le remontage de l’horloge a été électrifié en 1933.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit cadran d'émail fixé à l'horloge indique l’heure et permet la remise à l'heure du mécanisme grâce à un écrou à ailettes.

mercredi 4 novembre 2009

Antiquités Brocante

L'horloge comtoise est considérée par la revue "Antiquités Brocante", dans son numéro d'octobre, comme une des stars du mobilier régional français. Cette revue semble malheureusement complètement négliger la qualité du mouvement lorsqu'il s'agit d'évaluer la valeur de la "reine des horloges de parquet".

lundi 19 octobre 2009

Reportage photo : l'horloge de l'église de Charency

Nous avons profité d'une intervention de la société Prêtre sur le cadran de l'horloge de l'église de Charency (Jura) pour visiter l'intérieur du clocher et découvrir le mécanisme horloger.

Un technicien remplace un cadran émaillé, tombé pendant l'hiver, par un cadran neuf, en plastique.

Un employé de la commune règle l'heure de l'horloge monumentale.

Roue qui entraîne la cloche de l'église.

Cadran d'origine, en émail.

lundi 28 septembre 2009

Reportage photo : l'horloge de l'église des Nans

Les Nans est une petite commune située à 10 kilomètres de Champagnole dans le Jura. Nous avons pu visiter le clocher de l’église, que la mairie a fait rénover dernièrement. Une caisse en bois protège le mécanisme de l’horloge, signé « Prost frères ».





Le cadran extérieur indique "Paget et Cie".

dimanche 20 septembre 2009

Forum des associations et vide grenier

Le forum des associations de Morez du samedi 5 septembre nous a permis de rencontrer de nombreuses personnes intéressées par l’horlogerie du Haut-Jura. Notre stand présentait plusieurs ouvrages sur l’horlogerie et l’histoire locale ainsi que divers exemplaires de la revue de l’AFAHA.

Notre association a aussi été présente lors du vide grenier horloger du dimanche 20 septembre à Morbier, organisé par le Ski Club Morbier Bellefontaine (voir photo).

jeudi 27 août 2009

Livre de L.A. Seymour

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L’édition de l’ouvrage “Morbier Clocks : History, Identification, and Repair” de L.A. Seymour est annoncée pour ce mois d’août. Ce livre reprend des articles parus dans les années 1970 aux USA dans la revue du NAWCC (National Association of Watch and Clock Collectors).


Ce livre en Anglais, de 66 pages, sera sans doute une référence dans les pays Anglo-Saxons pour les horloges comtoises. Il contient plus de 100 photos ou dessins.

 

lundi 27 juillet 2009

Le coin des lecteurs

Samia Imloul, Parc naturel régional du Haut-Jura, Des mots d’émail, un matériau, une activité nomade, septembre 2008 - 7,50 euros.
Ce livret, agréablement illustré, retrace l’histoire de l’émaillerie à Morez depuis l’essor de l’horlogerie au XVIIIe siècle. Il met en valeur un patrimoine industriel, familial et technique unique, qu’il nous est donné de revisiter ou de découvrir.

Travaux 2007 de la Société d’émulation du Jura. (BP 50822, 39008 Lons-le-Saunier cedex, 23 euros)
Inventaire des tombes du Premier Empire par Jean-Marie Thiébaud et Gérard Tissot-Robbe, citant, à Syam, la chapelle funéraire remarquable de Jean-Emmanuel Jobez, (1775-1828), maire de Morez.

Morez, vallée des entrepreneurs 1496 - 2009 par Bernard Gabriel-Robez (50 euros par souscription) Une saga des dynasties industrielles du canton.

Annales 2008 de l’Association Pasteur Patrimoine arboisien. (Mairie, rue de l’Hôtel-de-Ville 39600 Arbois, 10 euros).
Article de Marie-Paule Renaud sur le patrimoine horloger de la ville d’Arbois du XVIIe et XVIIIe siècles (musée Sarret-de-Grozon, maison Pasteur et apothicairerie)

Bulletin annuel 2009 des Amis du Vieux Saint-Claude (Mairie, rue du Pré, 39200 Saint-Claude, 12 euros)
Article de Marie-Paule Renaud sur la grande horloge de l’abbaye, construite par les frères Mayet de Morbier en 1689, horloge disparue vers 1800.

L’observatoire de Besançon, Inventaire du patrimoine, région Franche-Comté, juin 2009 - 7,50 euros.
L’observatoire astronomique de la Bouloie, inauguré en 1885 et classé monument historique en 2005, a été créé pour les horlogers de Franche-Comté. Il avait pour mission de déterminer l’heure par des observations astronomiques, de la comparer aux chronomètres des horlogers et de la distribuer à Besançon et ses environs. De l’horloge à pression constante jusqu’à l’horloge atomique, ce petit ouvrage fait l’inventaire complet et attrayant de ce patrimoine unique.

Bulletin 1er semestre 2009 de l’Association française des amateurs d’horlogerie ancienne. (BP 33, 25012 Besançon cedex, 25 euros).
Article de Jean Lenôtre sur l’histoire de la maison L’Épée de Montbéliard, ses inventions (boîtes à musique, pendulettes de voyage, porte-échappements) et sa fin douloureuse en 1996. Article de M. Christian Prêtre, de Mamirolle, sur la restauration en cours par lui-même du cadran astronomique de Chartres.

vendredi 24 juillet 2009

Dis-moi comment ça marche une horloge !

A quoi sert le pendule ?
Pourquoi faut-il tant d’engrenages ?

Pour fabriquer une horloge nous avons besoin d’une base de temps. Galilée a découvert que les oscillations d’un pendule se produisent à intervalles de temps réguliers, on dit que ces oscillations sont isochrones.

Le mouvement d’un pendule est une période.
Une demi période est une alternance que l’on retrouve souvent dans les tableaux de calculs d’horlogerie.
La période d’un pendule se calcule suivant la formule :

T= la période en secondes
pi = 3,14
l= la longueur du pendule en mètres
g= l'attraction terrestre = 9,81 m/s2

Pour transformer ces oscillations jusqu’aux aiguilles de l’horloge nous avons besoin d’engrenages.
A savoir que le rapport du nombre de tours effectués entre deux engrenages est égal au rapport du nombre de dents.
Dans cet exemple  si la roue des heures fait un tour avec 84 dents, le pignon d’échappement fera 84/12 = 7 tours.


Avec ces deux formules nous pouvons commencer à comprendre comment ça marche.

Prenons cet exemple simple : 
La roue des heures doit faire un tour par heure, quel doit être la longueur du balancier ?
La roue des heures de 84 dents =1 tour = 1 heure
La roue d’échappement fera 84dents/ 12 dents = 7 tours en 1 heure
7 tours X 31 dents = 217 périodes 
1tic + 1 tac = 217 X 2 = 434 alternances pour 1 heure
La période T en seconde du pendule sera donc 3600 / 217  =16.59 secondes

 soit l = 9,81 x (16,59/2pi)2 = 68,39 mètres

Longueur du pendule nécessaire pour faire tourner notre exemple : plus de 68 mètres.
Un peu long n’est-ce pas !! Mais ça marche.


Pour diminuer la longueur  il faut que la roue d’échappement tourne plus vite, mais la roue des heures toujours à la même vitesse. Il faut donc augmenter le nombre d’engrenages entre la roue des heures et la roue d’échappement.

Exercice pratique

Sur cet exemple, j ai trouvé un pendule d’une longueur de 219 mm.
A vous de vérifier !

jeudi 2 juillet 2009

1909 – 2009 : Carnet du Grincheux

Des doléances me parviennent de plusieurs cotés au sujet des différences constatées dans les heures marquées par les diverses horloges publiques. Il arrive en effet qu’il y ait 10 minutes d’écart entre l’heure de l’Eglise et celle de l’Hôtel-de-Ville, pour ne citer que celles-là.

Il semble cependant que dans le pays de l’horlogerie, ceux qui sont chargés de remonter les dites horloges, devraient avoir le souci de les mettre à l’heure. Serait-il si compliqué de donner un coup de pouce aux aiguilles lorsqu’on constate une différence sensible.

Est-il besoin, pour montrer la nécessité de se baser sur une heure type, de citer les nombreuses mésaventures survenues : des voyageurs manquant le train, des lettres ou des colis restant en souffrance, sans oublier les amoureux manquant leur rendez-vous.

Le Grincheux
« Patriote Morézien » n°43 en 1909
Archives de l’Indépendant du Haut Jura

mercredi 3 juin 2009

Un artisan émailleur

A la fin du XVIIIe siècle, les premiers émailleurs, venus de Suisse, s'installent à Morez afin de produire des cadrans pour l'horlogerie. Vers 1850 plusieurs dizaines d’émailleurs sont installés dans la région. M. Villier Colin est l’un d'entre eux, son atelier est installé dans une maison du bas de Morez. A deux pas, une fontaine située au nord de la rue de la Concorde porte son nom (fontaine détruite en 1974).

Il travaille à partir de cadrans en cuivre rouge livrés de Niederbruck (sud de l'Alsace) et à partir de pains d’émail livrés de Venise. Cette activité d’émailleur se maintient pendant 50 ans, sur plusieurs générations.

Si l’horlogerie est sans doute le principal débouché de cet atelier, nous savons que la commercialisation de plaques de rue a été également explorée.

L’orthographe du nom de cet émailleur varie au fil du temps : Villier Colin en 1842, Vuillier en 1859 et enfin Vuillet en 1861 et en 1889.

Source : archives Mme Bénier Rollet à Morez

lundi 4 mai 2009

Villages horlogers : quelques exemples

Chapelle-des-Bois (1730 - 1930)

Une activité horlogère est attestée à Chapelle-des-Bois (Doubs) en 1730. Les artisans et paysans-horlogers vendaient leur production aux négociants de Morez. Chapelle-des-Bois est le village natal de Pierre-Ambroise Poux-Landry, horloger de Louis XVI et de Germain Michel-Natoire, inventeur d'une pendule à mouvement continu, d'un régulateur à balancier circulaire breveté en 1865 et de l'horloge de l'abbaye de la Grâce-Dieu.

Foncine-le-Haut (XVIIe siècle - 1982)

La commune de Foncine-le-Haut (Jura) compte 169 artisans-horlogers en 1836 ; en 1866, 6 établissements avec 112 ouvriers ainsi que 5 artisans-fabricants de cabinets d'horloges. Parmi les sociétés installées, on trouve l'entreprise Collin-Fumey (1859 - 1884) ou encore l'entreprise Château (1884 - 1940), qui regroupe 50 ouvriers en 1906 et 37 en 1926. Cyprien Château répara l'horloge astronomique de la cathédrale de Lyon, conçut un carillon pour l'Exposition universelle de 1900. On y trouvait également l'entreprise Micro-Rubis (1946 - 1982), spécialisée dans la taille de rubis synthétique pour la fabrication des montres.

Sources :
Abbé Francis Bono, Histoire et mémoire de Chapelle-des-Bois, Lons-le-Saunier, impr. Billot, 1996.
Pierre Doudier, Foncine-le-Haut 1815 - 1980, Dole, impr. Les Presses jurassiennes, 1983.

lundi 13 avril 2009

Rétrospective de l'oeuvre de Germain Paget

L'une des premières réalisations de l'association "Horlogerie comtoise" prendra la forme d'une exposition temporaire, consacrée au peintre Germain Paget (1817-1884). Originaire de Morbier, il revint dans son village natal après une formation classique à Dole puis Paris. Il reprit alors l'atelier familial d'horlogerie, spécialisé dans l'estampage de balanciers.

Cette exposition reposera sur le travail de Marie-Paule Renaud et sera présentée en collaboration avec le musée de la lunette de Morez, en 2010.

Merci de nous contacter pour toute information relative à Germain et Léon Paget (peintures, dessins, balanciers ...) que vous seriez prêts à fournir pour enrichir cette exposition.

Projet à suivre !

jeudi 12 mars 2009

Bienvenue

L'association "Horlogerie comtoise" a pour objet de faire connaître, mettre en valeur et défendre le patrimoine horloger du Haut Jura, et plus globalement le patrimoine industriel de la région.

Les actions menées sont notamment de :

  • centraliser les informations concernant les horloges comtoises, les horloges d’édifices et autres horloges fabriquées dans le Haut Jura (Morez, Morbier, Foncine…) ;
  • réunir les collectionneurs, les artisans horlogers et toutes les personnes intéressées ;
  • rassembler tous documents ou objets qui présentent un intérêt historique ;
  • faire connaître ses travaux par tous moyens appropriés (expositions, conférences, site internet, bulletin associatif, ouvrages…) ;
  • toutes autres actions jugées utiles.

Vous trouverez bientôt plus d’information sur ce site.

Pour toute question ou pour faire partie de cette association, vous pouvez nous contacter, voir la rubrique "contact".